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TROISIÈME GARDE.

Ni aucun de nous.

Les gardes sortent.

DERCÉTAS.

— Ta mort et ta fortune font fuir tes partisans.

Ramassant l’épée d’Antoine.

— Cette épée apportée à César avec cette nouvelle — me fera bien recevoir de lui.


Entre Diomède.

DIOMÈDE.

— Où est Antoine ?


DERCÉTAS.

Là, Diomède, là.


DIOMÈDE.

Est-il vivant ?… — Veux-tu pas répondre, l’homme ?

Dercétas sort.

ANTOINE.

— Est-ce toi, Diomède ? tire ton épée et donne-moi — un coup suffisant pour me tuer.


DIOMÈDE.

Très-excellent seigneur, — ma maîtresse Cléopâtre m’a envoyé vers toi.


ANTOINE.

— Quand t’a-t-elle envoyé ?


DIOMÈDE.

À l’instant, monseigneur.


ANTOINE.

Où est-elle ?


DIOMÈDE.

— Enfermée dans son sépulcre. Elle avait une crainte prophétique — de ce qui est arrivé. Voyant — que, par une défiance à jamais injustifiable, vous la soupçonniez