Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1865, tome 2.djvu/137

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Entrent quatre Sylphes.



PREMIER SYLPHE

— Me voici.


DEUXIÈME SYLPHE

Et moi.


TROISIÈME SYLPHE

Et moi.


QUATRIÈME SYLPHE

Où faut-il que nous allions ?


TITANIA

Soyez aimables et courtois pour ce gentilhomme ; — bondissez dans ses promenades et gambadez à ses yeux ; — nourrissez-le d’abricots et de groseilles, — de grappes pourpres, de figues vertes et de mûres ; — dérobez aux abeilles leurs sacs de miel ; — pour flambeaux de nuit, coupez leurs cuisses enduites de cire, — et allumez-les aux yeux enflammés du ver luisant, — afin d’éclairer mon bien-aimé à son coucher et à son lever ; — et arrachez les ailes des papillons diaprés — pour écarter de ses yeux endormis les rayons de lune. — Inclinez-vous devant lui, sylphes, et faites-lui vos courtoisies.


PREMIER SYLPHE

— Salut, mortel !


DEUXIÈME SYLPHE

Salut !


TROISIÈME SYLPHE

Salut !


QUATRIÈME SYLPHE

Salut ! —


BOTTOM

J’implore du fond du cœur la merci de vos révérences.