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Page:Segalen - Orphée-Roi.djvu/46

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tremblent… Mais les cordes bien tendues se gonflent d’elles-mêmes aux souffles épars, aux derniers échos de ta voix…

Et, levant haut sa cithare à quatre cordes, le Vieillard-Citharède jette un rappel désespéré des derniers échos entendus.
LE CHANTEUR

s’arrête, et se retourne sans haine.
LE VIEILLARD

poursuivant avec plus de confiance :

Et réponds maintenant. — Non pas à moi : je ne demande rien. Mais ceux-ci,

(d’où viennent-ils, quel langage parlent-ils ?)

Ceux-ci veulent savoir ton nom.

Je te supplie, courbant ma vieillesse vers