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Page:Sandeau - Sacs et parchemins.djvu/78

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rait se soustraire. J’ai reçu, ce matin même, une lettre de l’un de nos deux jeunes princes, qui me donne rendez-vous aux courses de Chantilly. Je vous le demande, monsieur : à ma place, que feriez-vous ?

— Je partirais tout de suite, répondit M. Levrault sans hésiter.

— Ajoutez, reprit le vicomte, que le roi et la reine se plaignent de ma longue absence. Voici près de deux ans que je n’ai mis le pied aux Tuileries. Toute cette famille est si excellente pour moi, si parfaite, que je ne voudrais pas encourir vis-à-vis d’elle le reproche d’ingratitude.

— Et vous avez raison, monsieur le vicomte ; quand on a de bonnes connaissances, on ne doit pas les négliger.

La conversation une fois sur ce terrain, on pense bien que M. Levrault fit tous ses efforts pour l’y maintenir. Il y réussit sans beau-