Page:Sandeau - Sacs et parchemins.djvu/525

Cette page a été validée par deux contributeurs.


annonçant qu’un homme en blouse, à longue barbe, voulait à toute force pénétrer dans la maison. Au même instant, Timoléon parut, renversant sur son passage un valet qui essayait de l’arrêter.

— Mon fils ! murmura. M. Levrault, en cachant sa tête entre ses mains.

— Malheureux, s’écria la marquise indignée, que venez-vous faire ici ?

— Croiriez-vous, dit Timoléon s’adressant à son père sans s’inquiéter de cette apostrophe inhospitalière, croiriez-vous que ces drôles veulent m’empêcher d’entrer dans le château Levrault ? J’ai beau leur crier que je suis votre fils ; ils s’obstinent à n’en rien croire. Je suis proscrit, traqué par les sicaires de la réaction ; me refuserez-vous un asile ?

Et, sans plus de façon, il prit place à table.