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Page:Sandeau - Sacs et parchemins.djvu/364

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j’ai vu votre fils, je lui ai posé nettement la question. L’intention que vous lui prêtiez, il ne l’a jamais eue. Il n’a rien fait, rien dit pour vous abuser. Vous n’ignorez pas ce qu’il veut, ce qu’il pense. Je sais maintenant ce que valent vos belles paroles. Vous périssiez d’ennui dans votre château en ruine. Pour relever votre maison, pour rentrer dans le monde, vous vous êtes abaissée jusqu’à courtiser, jusqu’à encenser le roturier que vous dédaignez à cette heure. Je hais votre parti, je n’en ai jamais fait mystère. J’ai toujours détesté votre caste ; entre les Levrault et M. de Chambord, rien de commun ne saurait exister. Si vous ne m’aviez pas dit, si je n’avais pas cru que votre fils se rallierait un jour, je ne lui aurais pas donné ma fille et le tiers de ma fortune. Je me fiais à votre loyauté, et vous m’avez indignement trompé.

Tandis que M. Levrault prononçait ces