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— Eh bien ! monsieur le marquis, je vois avec plaisir que vous faites chaque jour de nouvelles et charmantes emplettes. Voilà des bronzes que je ne connaissais pas. Vive Dieu ! votre appartement est un véritable musée. On ne saurait mieux choisir. Votre bon goût se retrouve en toutes choses. Il n’est bruit partout que de l’élégance de vos équipages. Je viens d’admirer dans la cour le cheval arabe que vous avez acheté hier et qui va vous mener au bois. C’est à merveille, monsieur le marquis, vous dépensez gaiement votre jeunesse ; mais votre vie tout entière ne peut se passer ainsi. Vos écuries sont au complet, vous avez dans votre serre les plantes les plus rares de l’ancien et du nouveau monde, votre galerie de tableaux est fort belle, à ce qu’on dit ; mais enfin toute la vie n’est pas là. Maintenant que comptez-vous faire ?