Ouvrir le menu principal

Page:Sandeau - Sacs et parchemins.djvu/233

Cette page a été validée par deux contributeurs.


outrages du sort. Dussé-je ne leur laisser que cette page de ma vie, ils n’auront pas le droit de se dire déshérités.

— J’espère bien, mon cher monsieur Jolibois, que je vous verrai quelquefois, soit à Paris, soit dans mes terres.

— C’est trop de bonté, monsieur le vicomte… Mais vous perdez un temps précieux. M. Levrault est impatient de vous ouvrir ses bras et de vous nommer son fils, car c’est ainsi qu’il vous appelle. Vous n’êtes pas son gendre, vous êtes son fils bien-aimé.

— Je vous l’ai toujours dit, c’est le meilleur des hommes, s’écria Gaspard d’un ton pénétré. Peut-être a-t-il quelques petits travers, mais quelle âme ! quel cœur !…

— Un cœur d’or, monsieur le vicomte. Allez donc, courez à la Trélade, volez où l’opulence vous attend. Songez que vous n’êtes pas dispensé de jouer aux pieds de la petite…