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fidèle que par le cœur, c’est plus que je ne pourrais supporter… (Ici, Alexis écoute Fulgence avec attention et intérêt, sans songer à l’affronter davantage.) Personne ici ne trouvera donc mauvais que je renonce à faire le malheur d’une femme et le mien. Monsieur Antoine, n’y ayez pas de regret, je sens que je l’aurais tuée ! Adieu !

Il va pour sortir.

VANDERKE.

Oui, Fulgence, il faut nous séparer. (S’approchant de lui.) Mais vous accepterez l’emploi que je vous destinais à Marseille ; j’ai besoin d’un homme d’honneur comme vous pour surveiller mes intérêts…


FULGENCE.

Non, monsieur, je ne veux rien, ni services, ni protection, ni pitié surtout ! Je saurai me soutenir moi-même dans le célibat comme dans le mariage, c’est là ma seule ambition. Adieu, monsieur.

Il sort par l’antichambre.




Scène XVI



VANDERKE, MADAME VANDERKE, ANTOINE, SOPHIE, ALEXIS.




VANDERKE, regardant sortir Fulgence.

Fier, probe et méfiant ! Il a raison ! Il n’a besoin de personne ! (Revenant à son fils.) Mais vous, monsieur, vous avez mal agi. Vous ne deviez pas voir Victorine, ni même voire sœur. Voici le premier chagrin que vous me causez par votre faute, mais il est profond.


ANTOINE.

Après ce qui vient de se passer, je ne peux plus rester ici, je serais déshonoré. Ma fille mourra dans un couvent ; moi où je pourrai !… loin de vous, monsieur Vanderke, en vous