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ALEXIS, allant vers la porte de gauche.

Et, ici, personne ne peut nous entendre ? Votre mari ?


SOPHIE.

Il n’arrive que demain ; si vous craignez d’être surpris… tenez, vous vous enfermerez dans sa chambre. (Elle désigne la porte de droite.) Mais pourquoi tout ce mystère ? Qu’y a-t-il donc ?


ALEXIS.

Rien… Une nouvelle d’affaires que j’ai apprise à Beauvais, où mon père m’avait ordonné de prendre des informations… J’ai voulu, j’ai dû ne me fier qu’à moi du soin de la lui apporter. Savez-vous s’il a reçu ce soir une lettre déposée sur le bureau d’Antoine ?


SOPHIE.

Oui, j’ai vu Antoine la lui remettre… Mais pourquoi lui écrire ? pourquoi ne pas le voir.


ALEXIS.

Je voulais attendre que tout le monde fût couché dans la maison ; je ne veux voir que lui. Je n’ai pu gagner ma chambre, Fulgence était sur mes talons.


SOPHIE.

Ah !… peut-être avez-vous tort de vous cacher ainsi !


ALEXIS.

Peut-être ai-je eu plus tort encore de revenir !… Mais je ne reviens pas, Sophie. J’entre, je vous embrasse et je repars.

Il dépose son manteau et son chapeau.

SOPHIE.

Je vous sais gré de cette marque d’amitié… Mais avez-vous quelque chose à me dire, à moi ?


ALEXIS, avec trouble.

Oh ! rien de particulier !… À propos, le mariage est-il conclu ?


SOPHIE.

Le mariage de Victorine ?