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vous avez rêvé cela, et, comme c’est impossible, je n’ai pas à en chercher la cause !

Il va rallumer sa bougie aux flambeaux de la table en haussant les épaules.

FULGENCE, avec beaucoup d’amertume.

L’explication me ferme la bouche ! Elle me commande d’ignorer, par savoir-vivre, ce qui se passe ici. Elle vous autorise à aller tout seul à la découverte… Allez-y donc ; moi, j’irai de mon côté, je vous en avertis très-humblement.


ANTOINE.

Soit ! mais je peux bien dire que tu as une tête de fer !

Il sort par le jardin.




Scène V



FULGENCE, seul.

Oui, oui ! s’il n’est pas dupe, il est habile, M. Antoine ! Nous verrons bien !… Ah ! Victorine !… Il y a des moments où je la hais encore plus que je ne l’aime, et où je voudrais déjà être son maître, pour avoir le droit de la faire souffrir ! Affreuse passion, affreux supplice que la jalousie ! Je sens que je deviens méchant, et que je vais faire d’elle et de moi deux victimes ! Je ferais mieux de rompre !… Mais on dira que je l’outrage… que je la déshonore… Il faut que j’aille explorer le jardin… c’est là que ce fantôme a dû se réfugier…

Il va pour sortir par le jardin et s’arrête en voyant Sophie sortir de sa chambre à gauche.




Scène VI


SOPHIE, FULGENCE.




SOPHIE, étonnée.

Que faites-vous donc ici, monsieur Fulgence ?