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être madame pour toi. Je suis Sophie, Sophie que tu n’aimes guère, que tu n’aimes plus, depuis que tu aimes tant ce Fulgence !


VICTORINE.

Mon Dieu, je fais mon possible pour l’aimer, et vous savez bien que…


SOPHIE.

Que quoi ? Réponds donc ! Si tu ne l’aimes pas, il ne faut pas l’épouser. Ah ! si je n’avais pas aimé mon mari, je n’aurais pas laissé prendre le change, moi ; trop de soumission envers nos parents peut nous conduire à faire leur propre malheur. Crois-tu que ton père sera bien content s’il te voit désespérée, coupable peut-être ?


VICTORINE.

Coupable ! moi, coupable ?


SOPHIE.

Oui, on peut le devenir quand on n’aime pas son mari… On peut, malgré soi, en aimer un autre.


VICTORINE.

Un autre… un autre ! mais je n’en aimerai pas un autre… qu’est-ce que vous me dites là, Sophie !


SOPHIE.

Je veux que tu ne te laisses pas sacrifier, et, loi, tu ne te défends pas !


VICTORINE.

Mais puisque mon père dit qu’il le faut !…




Scène XV


VANDERKE, MADAME VANDERKE, SOPHIE, ALEXIS, ANTOINE, VICTORINE.




MADAME VANDERKE, à son mari, entrant par le fond à gauche.

Comment ! mon ami, vous hâtez le départ de notre fils ? Il