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femme que vous me choisirez, belle comme ma sœur, bonne comme ma mère.


VANDERKE.

C’est bien vite songer à finir vos jours, mon ami. Voyez le monde d’abord ! Puisque vous en avez le désir, c’est que vous en sentez le besoin. J’aime mieux que vous ayez vu ce monde-là par vos yeux que par les miens, et que vous le connaissiez avant de vous enfermer dans la vie domestique. Allez à Paris, nous parlerons d’établissement à votre retour, si vous persistez.


ALEXIS, rêveur et incertain.

Peut-être avez-vous raison, mon père ! je suis bien jeune, je ne serais peut-être pas digne de mon bonheur… Cependant, quand vous vous êtes marié, vous étiez encore plus jeune que je ne le suis, et vous n’avez pas eu lieu de vous en repentir.


VANDERKE.

Il est vrai, mais j’étais pauvre, condamné au travail ; je n’étais pas un brillant fils de famille, un enfant gâté !…




Scène III


VANDERKE, ALEXIS, MADAME VANDERKE, SOPHIE, VICTORINE, FULGENGE, ANTOINE.


Ils entrent en scène familièrement par le fond à gauche et par groupes tout en causant.



SOPHIE.

Nous avons beaucoup parlé mariage, toilette, bal : nous avons passablement babillé, et cependant nous n’avons encore rien décidé.


MADAME VANDERKE.

C’est vrai, mais nous ne pouvions pas décider sans votre père.