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SUZANNE, sérieuse et réfléchie pendant ce couplet.

Je vas le trouver, je saurai ce qu’il lui faut pour s’installer et le lui ferai porter.

Elle va vers le fond pendant que Bienvenu va s’asseoir sur le banc.


VALENTIN.

Mais non, Suzanne, j’y vais avec vous ! Il ne faut pas le laisser…


SUZANNE.

N’y venez pas, Valentin. Il faut que je sois seule avec lui. Il a raison peut-être.


BIENVENU.

Tu dis que… ? Ah ! tu penses qu’il le faut ?


SUZANNE.

Oui, mon père, croyez-moi, nous nous repentirions peut-être de l’avoir retenu. Je le connais !… Il prend le bon parti. Dieu lui en tiendra compte et nous le ramènera plus sage. (À Noël.) Conduisez-moi jusque-là. Vous m’attendrez sans vous faire voir. Allons, mon père, de la raison, du courage !

Elle l’embrasse, et sort avec Noël par le fond.




Scène XI


BIENVENU, REINE, VALENTIN, MAÎTRE VALENTIN.




VALENTIN, qui va vers le fond avec agitation.

Mais je ne peux pas consentir…


MAÎTRE VALENTIN, le retenant.

Je te défends d’y aller. Il se doute de la vérité : il te chercherait querelle ! Non, je ne te quitte pas !


BIENVENU, tout accablé.

Suzanne le dit… nous nous repentirions… C’est donc décidé comme ça !… Il faut du courage ! Oh ! j’en ai ! Je ne sais pas un homme ordinaire pour me laisser abattre par les coups du sort ! (Sanglotant.) On ne me verra pas faiblir dans l’adversité… On ne me verra pas verser une larme !