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REINE, tressaillant.

Oh !… devant lui surtout, monsieur Noël !


NOËL.

Devant lui surtout ? C’est donc que… ? Ah ! oui ! (À part.) C’est-à-dire que je ne comprends pas du tout. Mais ça ne fait rien. (Haut.) Alorsse… attendez !… je jouerai mon rôle mieux que vous ! (Il lui baise la main.) Dis donc, Valentin, tu seras mon garçon de noces ?


VALENTIN.

Avec qui, vos noces, Noël Plantier ?


NOËL.

Tu demandes avec qui ?


VALENTIN.

Sans doute ! vous ne le savez peut-être pas bien vous-même !


NOËL.

Ah ! par exemple ! quand tu me vois là auprès de cette belle enfant, tu ne peux pas croire que ce soit le père Bienvenu que j’épouse ?


VALENTIN.

Ah ! vous plaisantez, en parlant d’un homme à qui vous manquez de parole ? Cela ne siérait guère à un autre que vous ; mais tout est permis aux gens d’esprit.


NOËL.

Ça signifie que je suis une bête ?


VALENTIN.

Je vous renseignerais là-dessus si nous n’étions en présence d’une personne qui vous juge autrement.


REINE, inquiète et se levant.

Monsieur Valentin…


VALENTIN.

Oh ! vous, mademoiselle Reine, je ne veux ni vous affliger, ni vous mortifier. Je n’en ai le droit ni l’envie. Une femme est toujours maîtresse de son choix, et ne fait de tort qu’à elle-même quand elle se trompe.