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une affaire sérieuse, et, pourvu que chacun de vous ait la ferme résolution de son devoir, tout ira bien. Allons ! je vous annonce une surprise ! Ayez l’air de ne rien savoir. M. et madame Vanderke, avec madame leur fille, viennent ici pour vous complimenter et vous faire leurs cadeaux. Les cadeaux sont trop riches, j’en suis sûr d’avance. Ne soyez point touchés de leur prix, mais de l’intention qu’on y met et de l’amitié dont ils sont la preuve.




Scène XI


VANDERKE, MADAME VANDERKE, SOPHIE,

VICTORINE, ANTOINE, FULGENGE, un Domestique,

qui porte des cartons.




MADAME VANDERKE, entrant par le fond et venant embrasser Victorine.

Ma chère enfant, tu vas te marier avec un bon jeune homme. Je suis heureuse de ton bonheur et te prie de recevoir de ma main ta robe de noces.

Elle prend un carton des mains du domestique et le remet à Victorine.

VICTORINE.

Oh ! madame ! que vous êtes bonne d’avoir comme cela pensé à moi !


VANDERKE.

Et moi, ma chère fille, car je te considère comme ma fille aussi, entends-tu bien ? je ne t’offre pas de chiffons, je n’aurais pas su les choisir, mais je te prie d’accepter ce petit portefeuille.


VICTORINE, prônant le portefeuille.

Oh ! qu’il est joli !… Merci, monsieur. Qu’il est bien relié ! tout doré !… Voyez donc, mon père ! Avec mon chiffre dessus !

Elle va à Antoine, pose le carton sur sa table, lui remet son portefeuille et revient remercier Vanderke.