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danger, ceusse-là, et c’est tant mieux pour eusse, hein ! belle Reine ?

Il veut lui prendre la taille. Elle s’éloigne.

REINE.

Noël, si vous continuez, je vas éveiller Valentin pour vous faire honte !


VALENTIN, s’éveillant, à part.

Ai-je rêvé qu’elle m’appelait ?


NOËL.

Valentin n’est point jaloux de vous, ma mignonne ! Mais pourquoi vous fâchez-vous donc comme ça ? Savez-vous que vous me feriez croire que vous avez du dépit ?

Valentin écoute avec étonnement.

REINE.

Du dépit ?


NOËL.

Dame ! on en a toujours contre le mariage de ceusse… qui… Mais, voyons, Reine, si un agréable baiser peut vous distraire de vos peines… ce n’est pas grand’chose après tout, et je ne l’ai pas refusé…


VALENTIN, agité.

Qu’est-ce qu’il dit donc là, cet imbécile ?

Reine recule vers la porte. Suzanne parait. Valentin semble absorbé pendant cette scène et le commencement de l’autre.




Scène X


Les Mêmes, SUZANNE, rapportant le baril, et surprenant Noël assez près de Reine et se retirant vite dès qu’il l’aperçoit.



SUZANNE.

Ah ! oui-da ! voilà que vous lui en contiez encore ! Pourquoi souffres-tu ça, toi ?


REINE.

Je ne le souffre pas ; mais le moyen qu’il soit sérieux une minute !