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VALENTIN.

Il faudrait t’y soumettre !


PIERRE.

Supporter un refus ? Jamais !


VALENTIN.

Tu mets bien de l’orgueil dans ton amour, mon pauvre Pierre !


PIERRE.

C’est comme cela ; je n’y peux rien… Refuses-tu de m’épargner cette souffrance ?


VALENTIN.

Non ! je suis à toi corps et âme, tu le sais… La voilà… Tu ne veux pas ?…


PIERRE, près de la porte du fond.

Non ! non ! Je reviendrai savoir… Valentin n’insiste pas, si elle refuse ! Sache seulement ce qu’elle pense !

Il sort.

VALENTIN, à part, en soupirant.

Allons !




Scène VIII


REINE, VALENTIN.



REINE, qui a paru sur son petit palier et qui est rentrée comme pour prendre quelque chose dans sa chambre, revient dès qu’elle voit Pierre parti.

Vous venez déjeuner, Valentin ?


VALENTIN.

Non, Reine, merci… (À part.) Je n’ai plus faim, moi ! Je ne sais que dire… Ah ! mon pauvre Pierre ! qu’exiges-tu là ?… (Haut, en voyant Reine courir à la cheminée et y prendre des écuelles.) Eh bien, qu’est-ce que vous faites donc ? vous voulez… ?


REINE.

Je veux que vous mangiez. Vous devez en avoir grand besoin.