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tain luxe. Une grande cheminée à droite du spectateur. Au fond, à droite, la chambre de Reine. Au fond, un peu à gauche, une porte sur le village. Au fond, au milieu, une fenêtre. Le grand fauteuil de maître Bienvenu est au premier plan, à droite ; un habit et une cravate sont posés dessus. Un dressoir, adossé au premier plan à gauche. Une table sur le devant, à gauche.




Scène PREMIÈRE


REINE, SUZANNE.



Suzanne, près de la cheminée, découvre et recouvre des pots qui chauffent ; Reine arrange des hardes.



REINE.

Voilà le soleil levé, pas moins, et il n’y a encore personne de rentré. Ont-ils fait un train toute la nuit, ces pauvres jeunes gens ! ont-ils raboté, scié, cogné, crié, chanté !… J’ai peur que mon parrain n’ait pas pu fermer l’œil !


SUZANNE.

Pourvu que tout marche bien, et que nous dansions, ce soir !


REINE.

Oh ! que oui ! Valentin me l’a promis, d’abord !


SUZANNE, entre le dressoir et la table.

Et tu aimes beaucoup à danser avec lui, conviens-en !


REINE.

Avec qui danserais-je ? Ton frère ne danse jamais, lui ! Ton prétendu… il n’y en a que pour toi !


SUZANNE, tout en parlant, met une nappe, une bouteille et deux verres sur la table.

Oh ! celui-là, je te l’interdis.


REINE.

Parce que vous êtes un tantinet jalouse ? Fi, madame, que c’est laid !


SUZANNE.

Que veux-tu, mon enfant ! je fais la folie de me remarier