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Scène IV


NINA, LE MAESTRO, CAMILLE.


Camille est mise avec une simplicité extrême.

LE MAESTRO.

Eh bien, où est-il donc passé, mon marquis ?


NINA.

Ah ! ma foi, Flora l’a déjà déniché. Voyez ! elle l’emmène au jardin !


CAMILLE.

Eh bien, qu’est-ce que ça fait, chère sœur ? Le marquis est un homme de bonne compagnie, et, puisque le maître nous dit que nous pouvons agir avec lui comme avec un ami…


LE MAESTRO, prenant le bras de Camille. Oui, oui ! Allons les rejoindre.

NINA, travaillant toujours.

Pourvu que ça ne la mette pas de mauvaise humeur pour toute la journée !


LE MAESTRO, s’arrêtant.

Pourquoi donc ça ?


NINA.

Parce que votre marquis lui en conte déjà. Il lui parlait avec feu quand je suis entrée ; il lui baisait la main, et, crac ! elle a tourné les talons, comme elle fait toujours, quand on dérange ses coquetteries !


LE MAESTRO.

Ah çà ! elle est donc toujours d’une coquetterie effrénée, la petite sœur ? (À Camille.) Tu me disais que ça se corrigeait ! son fiasco sur la scène aurait dû pourtant lui prouver que la beauté sans le talent…


NINA.

Bah ! elle dit que le talent sans la beauté est moins encore.