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LÉANDRE, qui a aidé à ramasser les objets tombés.

Là ! là ! tout est réparé !


VIOLETTE Elle se relève tenant un parchemin roulé. À Pédrolino.

Faut donc le signer ?


PÉDROLINO.

Ou je m’en vas !


VIOLETTE.

Je le signe, vois !… (Elle l’ouvre, et le posant sur la table, que Pascariel a relevée, elle trace vivement une croix ; le parchemin se referme en rouleau de lui-même, et elle le remet à Pédrolino.) Tiens, donne donc ça au notaire de ta main, puisque tu en es si adroit.


PÉDROLINO, prenant le parchemin et le donnant an notaire avec un effort de magnanimité comique.

Le v’là !…

Il se retire au fond, et se cache la figure.

ISABELLE, bas à Pascariel.

Elle a signé ?


PASCARIEL, de même.

Oui, je l’ai vu.

Il fait le geste de tracer une croix.

LÉANDRE, au notaire.

C’est tout ?… Il ne manque rien ?


LE NOTAIRE, élevant le papier et le mettant dans sa poche.

Vous êtes témoins qu’il est dans mes mains, dressé, minuté, paraphé et signé.

Pascariel enlève la table.




Scène XI


Les mêmes, LE DOCTEUR, MARINETTE, qui parait désolée.




LE DOCTEUR, entrant du fond.

Ah ! Violette ! bien m’a pris d’aller aux renseignements. Votre oncle, pour avoir trop voulu faire le marquis, vous laisse plus de dettes que de bien… Mais que nous veulent tous ces gens-là ? (À Léandre) Quel habit ! Avez-vous gagné au jeu, que vous vous êtes remonté chez le fripier ?…