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LÉANDRE, conduisant le notaire à la table.

Vous plûtes généralement.


PASCARIEL.

Mais vous fêtâtes un peu trop la bouteille.


ISABELLE, à Violette.

Vous ne parûtes pas hier au dîner, ma charmante ?


VIOLETTE, avec un peu d’impatience et d’ironie.

Non, j’eûte ! la migraine, madame.


ISABELLE, à Colombine.

Ah ! Dieu !… j’eûte !


COLOMBINE, remontant à la table.

Cela fait saigner les oreilles… (Au notaire, qui apprête lentement ses papiers et son écritoire sur la table.) Allons donc, notarius amabilis, on vous attend.


LE NOTAIRE.

Donnez-moi le temps !… donnez-moi le temps !… quand on est souffrant !… (Il cherche dans ses papiers.) Où diable ai-je mis la pièce ?… Voici ! (Il se lève et quitte la table.) Non… Ah ! un instant !… ceci est justement la chanson que je composai et chantai hier pour l’arrivée de notre jeune châtelaine… Puisqu’elle ne l’a pas entendue, je l’ai fait minuter sur parchemin par mon maître clerc, afin d’avoir l’avantage de lui en faire hommage.

Il présente le parchemin à Violette, qui le prend d’une main distraite et le met dans sa poche en faisant la révérence.

PASCARIEL, à Colombine.

Bon ! il lui donne des vers et elle ne sait pas lire.


LE NOTAIRE, revenant à la table et se tenant debout.

Je vais donner lecture de l’acte.


VIOLETTE, sortant de sa rêverie.

Quel acte, donc ?


LE NOTAIRE.

L’acte par lequel Votre Seigneurie accepte la succession de monsieur son oncle, et que j’ai dressé par ordre de M. Pandolphe.