Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée



LÉANDRE, agitant sa canne.

Triple coquin !… je vous mettrai à la raison, ou les nerfs de bœuf seront diablement renchéris.


PASCARIEL, allant à une panoplie suspendue à la muraille, et prenant une grande épée.

Vous ne me toucherez pas, monsieur, ou je ne réponds plus de moi… (À part.) Le plus poltron des deux, c’est encore lui.


LÉANDRE.

Qu’est-ce à dire, petit vermisseau ?… Avez-vous jamais été tué ?… Vous parlez de vous mesurer avec un homme de ma qualité ? Moi ! le fils unique du marquis de Parafanté !


PASCARIEL.

Lequel était un aventurier, fils du capitaine Spezza-Monte le spadassin, lequel était fils de Taglia-Cantoni, le détrousseur !… Allons donc ! est-ce qu’un grand homme comme vous a des secrets pour son valet de chambre ?… et j’ai été le vôtre, et je connais vos ancêtres !


LÉANDRE.

Ah ! c’en est trop ! Il faut que je pourfende ce drôle !… (Il essaye de tirer son épée.) Mais non, impossible, je suis un homme d’épée et ne puis me commettre avec un laquais.


PASCARIEL.

Qu’à cela ne tienne, monsieur… Mon père était aussi homme d’épée que vous !


LÉANDRE.

Que dites-vous là, faquin ?… Vous eûtes un père dans l’épée ?


PASCARIEL.

Dans l’épée jusqu’à la garde !


LÉANDRE.

Et quel emploi avait-il dans l’épée ?


PASCARIEL.

Quel emploi ?… Il était fourbisseur… Y a-t-il quelqu’un qui soit plus gens d’épée que ces gens-là ? Vous voyez bien, mon-