Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée


    Solo l’amor il mio cor brama,
    E chi non ama possi crepar !

Après avoir modulé avec l’affectation italienne le mot possi, il termine brusquement sur crepar, avec un accord sec et fort qui réveille Pédrolino endormi dès le deuxième vers.


PÉDROLINO.

Ah ! que c’est donc bête de réveiller comme ça les gens !


COLOMBINE.

Cette musique-là est, en effet, bonne à porter le diable en terre, et je gage que ce gros garçon nous récréerait de quelque chose de plus gai.


PÉDROLINO, se relevant sur les genoux.

Oh ! mordi ! je ne sais qu’une chanson, mais c’est une belle, pas vrai, Violette ? (À Pascariel en prenant la guitare.) Baillez-moi ça ; à Récoaro, on joue de ça en venant au monde !

Il chante en dialogue avec Violette.


1er COUPLET


Air de George Sand[1].

PÉDROLINO.

    Embrassons-nous, mignonne ;
    Jeunesse passera.


VIOLETTE.

    Pour que l’amour soit bonne,
    Faut qu’elle durera.


PÉDROLINO.

    Tu crois donc, ma moutonne,
    Qu’ c’est moi qui changera ?


VIOLETTE.

    L’amour qui se mitonne.
    Moins vite ell’ s’en ira !


2e COUPLET



PÉDROLINO.

    Embrassons-nous, mignonne.
    Ça me soulagera.

  1. Voir, à la fin de la pièce, la musique notée.