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riche… un frère aîné de votre père, qui avait commencé par être porte-balle, et qui, plus habile que lui, avait fait fortune ?


MARINETTE.

Et qui avait si bien oublié ses parents en s’achetant une marquiserie, que jamais il n’avait donné de ses nouvelles, ni assisté en quoi que ce soit sa famille ? Eh bien, est-ce qu’il se ravise, M. le marquis de Sbrufadel ?… est-ce qu’il envoie une dot à sa nièce ?


LE DOCTEUR.

Le prétendu marquis de Sbrufadelli vient de mourir.


VIOLETTE.

Ah ! mon Dieu ! mon oncle est mort ? Quel dommage, un homme si riche ! Comment donc est-ce qu’il a pu mourir ?


LE DOCTEUR, à Léandre.

Vous ne le saviez pas, vous, hein ?


LÉANDRE.

En quoi cela peut-il m’intéresser ?


LE DOCTEUR.

En ce que Violette hérite.


VIOLETTE.

Mais non, monsieur !


MARINETTE.

Il doit rester deux fils, une fille, un gendre et deux petits-enfants !


LE DOCTEUR, montrant la lettre.

Lisez, Violette.


VIOLETTE.

Voire qui saurait lire, monsieur le docteur !


LE DOCTEUR, à Marinette.

Tout cela a péri en un instant dans une crue subite du fleuve qu’ils traversaient en bateau.


VIOLETTE.

Ah ! mon Dieu ! et les pauvres petits enfants aussi ? Ah ! ça fend l’âme de penser à un malheur comme ça. (Elle fond en