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MARINETTE.

À Dieu ne plaise !


LE DOCTEUR.

Vous ne trouvez pas votre salaire… ?


MARINETTE.

Si fait, monsieur ; vous êtes généreux plus qu’on ne mérite.


LE DOCTEUR.

Eh bien, que voulez-vous ?… Ah ! j’y suis, je me souviens !… Vous avez une filleule !… vous m’avez parlé de ça, l’année dernière… Eh bien, moi, je n’entends pas de cette oreille-là, ma mie… Non, non, vous ne m’y prendrez point… Je vous trouve jeune, parce que vous êtes ma servante, la seule servante que j’aie… et, par conséquent… Mais vous me contrariez avec vos entêtements, et je ne veux point de contrariétés ici, vous le savez… Envoyez-moi Pédrolino, que je n’ai pas encore vu… Faites mon déjeuner, et ne me rompez pas la tête pour mon premier jour de vacances.


MARINETTE.

Calmez-vous, calmez-vous, monsieur le docteur. (À part.) Allons, il n’y aura pas moyen ! par bonheur, il ne l’a pas vue !…

Elle rentre.




Scène V



LE DOCTEUR, seul.

Une jeune femelle chez moi ?… Ah bien, oui !… Il n’y aurait plus moyen de venir à la campagne pour se rafraîchir le sang et se reposer l’esprit !… La jeunesse ! mais c’est enragé, la jeunesse ! Ça veut toujours vivre, courir, aimer, pleurer, rire, quereller ! Non, morbleu ! c’est bien assez de ce Pédrolino qui, sous prétexte qu’il est jeune, ne sait ni ce qu’il dit, ni ce qu’il fait. Mais, à propos, pourquoi ne vient-il pas ? Pédrolino ! Pédrolino !