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FRANÇOIS.

Non pas, non pas ; je dis qu’il y a ici un bon bras pour vous reconduire, si vous voulez l’accepter.


SÉVÈRE.

J’entends, et c’est bien assez ; mais ne crois pas, champi, m’avoir fait peur ni regret ; vous direz du mal de moi ! je ne m’en embarrasse guère, et vous verrez comme je sais prendre les devants.


FRANÇOIS.

À cela, il n’y aura rien de nouveau !


SÉVÈRE.

Si fait, il y aura du nouveau, et, si vous parlez mal de moi, vous en entendrez parler aussi. Ah ! c’est comme ça ! tu as voulu me jouer ! Je m’en vas, mais vous ne tarderez point à me revoir, et je ne me tiens pas loin. À bientôt, beau meunier. Elle sort.




Scène IV



FRANÇOIS, seul.

J’en étais bien sûr, elle a donné dans le piège ; elle ne plaidera point ; pour être malhonnête, on n’est pas toujours habile ! Mais j’ai peut-être été un peu vite avec elle ; elle s’en va furieuse !… Ah ! qu’elle ne lâche point un mot contre Madeleine !…




Scène V


MARIETTE, venant du dehors ; FRANÇOIS.




FRANÇOIS.

Ah ! vous voilà de retour, demoiselle ?


MARIETTE, assise à gauche.

Eh bien, François, qu’est-ce que ça vous fait que je sois ici ou ailleurs ?