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n’était de la religion, qui en reçoit toujours quelque éclaboussure, et de l’enfant, qu’elle voudrait élever dans les rayons du soleil, comme les images des saints. Aussi a-t-elle changé sa manière de vivre, afin de mettre sa conduite au grand jour, et de voir quelques amis, sans qu’on en remarque un en particulier. Aussi a-t-elle refait amitié avec ma sœur Hortense, madame Pitard, depuis qu’elle est sa voisine. Auparavant, Hortense demeurait à cinq lieues d’ici avec son mari. À présent qu’elles sont porte à porte, elles se fréquentent, et ça n’étonne personne, parce que l’on sait qu’elles ont été amies ensemble dans leur jeune temps.

» Mon beau-frère, qui n’a pas inventé la poudre, mais qui est un homme excellent ; le docteur Fourchois, qui est le médecin des pauvres ; le nouveau curé de la ville, qui est l’ancien curé de Morsaint, celui dont je vous ai parlé comme d’un homme instruit et porté à la tolérance ; deux ou trois dames de la ville, très-charitables et bonnes dévotes, sans intrigue et sans jalousie ; enfin moi et vous qui, à présent, serez des nôtres ; voilà les personnes que mademoiselle d’Estorade reçoit au couvent dans son logement particulier, et à Estorade, où elle va souvent, et où elle reste quelquefois plusieurs jours de suite. Il arrive même que, le soir, quand la nouvelle bâtisse est fermée de ses planches et que les ouvriers sont partis, mademoiselle d’Estorade vient ici rendre visite à ma sœur,