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trop de bonheur et de consolation pour moi, lisez du moins mes lettres. Ce sont celles d’un homme qui n’oubliera jamais l’attachement et le respect qu’il vous doit. »

» Il m’écrivit d’autres lettres sur ce ton ; mais, plutôt que de les transcrire par fragments, j’en mettrai l’original sous les yeux des personnes qui doivent me lire… »

— Dois-je en donner lecture ? demandai-je à mademoiselle d’Estorade.

— Non, dit-elle en se levant ; ce serait vous fatiguer inutilement pour moi qui les ai lues et relues. Veuillez les lire des yeux avec M. Pardoux, je désire que vous vous formiez une opinion sur celui qui les a écrites, et que vous ne l’accusiez pas d’avoir voulu exploiter mon cœur et ma bourse, car cela n’est pas.

Elle s’éloigna un peu de nous et alla s’asseoir dans les rochers, au-dessus de la prairie, mais sans nous perdre de vue.

Je lus avec Narcisse les lettres d’Albany.

Elles étaient d’un esprit cultivé et d’un homme intelligent. Le ton de familiarité amicale qu’il y prenait parfois eût pu sembler déplacé envers une personne qui, de son propre aveu, ne lui avait répondu que rarement et avec beaucoup de mesure et de retenue ; mais l’enthousiasme de respect et de vénération qu’il affichait pour sa bonne sainte, son ange gardien, sa douce madone, était un cor-