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Page:Sand - Jean de la Roche (Calmann-Levy SD).djvu/256

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lui… Et on a dit aussi qu’il avait eu de grands chagrins.

— Oui, à cause d’une demoiselle qui n’a pas voulu de lui. Tout le pays a su ça.

— Et le nom de cette demoiselle ?

— Si je comprends un peu ce que je vois et ce que j’entends, j’ai dans l’idée que c’est la demoiselle votre sœur.

— Pourquoi avez-vous cette idée ?

— Parce que j’ai su dans le temps, du moins on disait ça, que la demoiselle était Anglaise, et qu’elle avait un petit frère qui ne voulait pas la laisser marier.

— Et vous en concluez que ce petit frère, c’est moi ?

— Oui, monsieur, à moins que la chose ne vous fâche. Vous sentez que ça m’est égal, à moi, ces affaires-là !

— La chose me chagrine, Jacques ; mais, comme c’est la vérité, elle ne me fâche pas. Je sais que j’ai eu tort. Que feriez-vous à ma place pour réparer une pareille faute ?

— J’écrirais une lettre au jeune homme pour le faire revenir ; mais c’est peut-être pourquoi vous avez écrit hier, et vous avez bien fait.

— Et croyez-vous que le jeune homme reviendra ?