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Page:Sand - Jean de la Roche (Calmann-Levy SD).djvu/240

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coup pour revenir sur ses traces, il m’aperçut à peu de distance de lui.

— Jacques, me dit-il d’une voix brève, venez ici, je vous prie, et dites-moi quelque chose que je veux savoir. Est-il vrai que M. Jean de la Roche soit vivant ? Est-il revenu dans son château par hasard ! L’avez-vous vu ?

— Je n’ai pas dit cela, répondis-je sans songer davantage à copier l’air et l’accent montagnards ; j’ai dit qu’il était vivant.

— Et qu’il n’était pas marié ? reprit le jeune homme trop préoccupé pour remarquer mon changement de ton.

— Et qu’il n’était pas marié.

— Et où est-il maintenant ? Les gens de sa maison doivent le savoir ?

— Sa vieille gouvernante le sait.

— Alors, si je vous remettais une lettre pour lui, vous iriez la lui porter tout de suite, et elle la lui ferait parvenir.

— Elle l’aura plus vite si vous la mettez à la poste.

— Y a-t-il un bureau de poste à ce hameau qu’on voit d’ici ?

— J’ai remarqué sur la route, beaucoup plus près, une boîte aux lettres.