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un mot pour lui, une parole de pitié et de pardon. Il ne la demande pas, il ne demande rien ; mais il se tourmente affreusement de votre situation. Il craint que votre mari ne vous accuse de légèreté et ne vous rende malheureuse. Je le crains aussi.

» Rassurez-moi et répondez-moi, je vous en supplie.

» BERTHE. »


Madame de Flamarande semblait justifiée par cette lettre. M. le comte n’y crut pas.

— Cette fois, dit-il, Salcède a eu de l’esprit. Il a fait sa paix avec la baronne en avouant un amour platonique et en lui laissant l’espoir d’être aimée par reconnaissance. La baronne n’est pas bien fière ; elle pardonne tout, pourvu que le mariage s’ensuive. Elle veut ruser avec la comtesse et lui faire croire à une magnanimité dont nulle femme n’est capable, elle pas plus qu’une autre. Serrez cette lettre ; la réponse ne serait pas plus sincère que la demande. Je ne veux plus de ces épanchements féminins, qui ne sont que ruses et grimaces, et qui ont peut-être pour but de me tromper.

Une quatrième lettre de la baronne, qui vint deux mois plus tard, et qui était datée de Montesparre, disait :


« Je l’ai amené ici, où il a encore failli mourir