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XV


Comme nous nous installions à Ménouville, le facteur me remit une lettre pour madame. Elle était datée de Paris, mais je reconnus l’écriture de madame de Montesparre, que j’avais eu l’occasion de voir plus d’une fois, et je crus devoir porter cette missive à M. le comte, qui m’ordonna de la lui lire. Je l’ai gardée, la voici :

« Mon amie, j’arrive à Paris le lendemain de votre départ ; j’avais tant besoin de vous voir, de vous parler ! Votre mari est vraiment trop cruel de vous avoir emmenée dans un pareil moment. Quel drame atroce ! Je ne sais pas comment j’ai résisté. C’est l’espoir de sauver Salcède qui m’a donné la force d’accourir. Je le sauverai ! Dieu m’aidera, mais quelle douleur de le voir étendu sur son lit comme une statue sur un tombeau ! Savez-vous avec qui et pourquoi il s’est battu ? C’est