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scandale ; j’ai donné rendez-vous ici à Salcède. Voilà ce qui s’est passé. Vous le raconterez, si vous voulez.

— Jamais ! s’écria madame, je ne veux écouter personne et ne répondre à personne sur un pareil sujet. Comment l’expliquerais-je ? je n’y comprends rien. M. de Salcède compromettait Berthe ! est-ce possible ? N’avait-il pas l’intention de l’épouser ? N’est-il pas un honnête homme, votre meilleur ami ?

— Il n’est plus mon ami, je le tiens pour un traître, et je vous avertis que nous ne le reverrons jamais ; cela vous est assez indifférent, je suppose ?

— La seule chose qui m’intéresse, c’est le danger auquel vous vous êtes exposé à mon insu et le chagrin qu’a dû ressentir madame de Montesparre.

— Madame de Montesparre ne sait rien encore. Elle apprendra en même temps le danger et le salut de son amant. Est-ce vous qui vous chargerez de le lui écrire ?

— Non certes, à moins que vous ne l’ordonniez ; je ne saurais comment lui dire ce que vous m’apprenez. Je croyais leur liaison si pure et le caractère de M. de Salcède si loyal ! Savez-vous, mon ami, que je vous en veux de m’avoir présenté comme un homme de mérite cet homme que je dois mépriser maintenant, puisqu’il vous a mis dans la nécessité de le châtier ?

— Nous ne parlerons plus de lui, reprit M. de