Ouvrir le menu principal
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.




X


Le soir, comme j’étais dans un coin du vestibule, madame descendait l’escalier sans me voir, et M. de Salcède montait.

— On va danser, lui dit-elle ; est-ce que vous vous retirez ?

— Il le faut, répondit-il d’un ton navré.

— Comment, il le faut ? Pourquoi ?

— Je suis un peu souffrant.

— Si ce n’est qu’un peu, la danse vous guérira. Voyons, je compte sur vous. Promettez-moi de redescendre.

Il s’inclina et ils se croisèrent. Elle, légère comme un oiseau et légèrement vêtue de gaze, car il faisait très-chaud, disparut dans les détours vaguement éclairés de la rampe. Lui, après avoir monté deux ou trois marches, se retourna et resta immobile, la suivant des yeux, en proie à une émotion si violente, que je crus qu’il allait mourir. Quand il fut