Ouvrir le menu principal
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.




XLIX


Au bout de trois heures, j’avais tout lu, même les lettres de madame de Flamarande, cachées dans un tiroir particulier avec un secret ad hoc. J’avais compté tout l’argent de M. de Salcède, vingt-cinq mille francs en billets de banque et en traites sur l’étranger, cinq mille francs en monnaies d’or et d’argent, françaises et étrangères. Un pareil en cas monétaire abandonné ainsi dans la maison du désert témoignait de la moralité du pays ou de l’insouciance du propriétaire. Pourtant Salcède devait tenir à cette bourse, elle était évidemment en réserve pour une éventualité imprévue qui le forcerait de passer soudainement à l’étranger avec l’enfant, peut-être avec la comtesse. Cette réserve n’était pas destinée à payer l’achat de sa terre et la construction de sa maisonnette ; je trouvai toutes les factures acquittées, ainsi que le contrat de vente passé avec la commune. Une partie de la forêt qui gar-