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cette maison le secret de madame de Flamarande, non pas seulement ses visites à son fils, je ne pouvais plus douter du fait et j’étais résolu à ne pas y apporter d’obstacles, mais ses relations avec Salcède, dont je comptais acquérir la preuve.

Elle était là ou nulle part au monde, cette preuve qui devait être pour moi la garantie de Roger contre les empiétements de l’avenir. Il fallait la trouver, il fallait explorer minutieusement le refuge. J’ignorais encore que tel était le nom de cette habitation, qui, jadis, avait été en effet une dépendance du manoir.

Je montai résolument à l’étage supérieur, où une autre pièce s’ouvrait sur l’escalier de bois garni là d’une simple natte. La porte n’était pas fermée à clef. Je pénétrai dans une sorte de cabinet de travail des plus simples : une grande table de bois blanc, un bureau en chêne, un fauteuil de cuir avec une chaise élevée à côté. Le long des murs, des rayons chargés de livres et d’herbiers ; — cela sentait le Salcède. Toute la flore des montagnes était là. Il y avait aussi des cadres d’insectes et des échantillons minéralogiques. C’était le cabinet d’un naturaliste. Ces études étaient fort étrangères à madame Rolande. Donc, j’étais chez M. le marquis de Salcède.

Je montai encore et ne trouvai qu’un petit grenier rempli de gros échantillons minéralogiques, de bottes de plantes sauvages séchées avec leurs