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Voilà mon avis. Quand vous aurez décidé ce que vous voulez faire, je me chargerai bien volontiers d’envoyer votre manuscrit à M. Larochelle, avec une lettre de recommandation, pour qu’il le lise ; mais mon influence n’ira pas au delà.

Bon courage quand même. Il y a progrès. Faites-en encore et toujours.


DCCVIII

À MADAME EDMOND ADAM, AU GOLFE JOUAN


Nohant, 29 novembre 1869.


Chers amis,

Nohant est content de vous savoir tous en bonne santé. Nohant va bien aussi, sauf les rhumes. L’année est humide et malsaine ; les fanfans, Dieu merci, ne s’en ressentent pas. La ferme est sur un bon pied. La lumière se fait chaque jour, on a bon espoir. Cette première année a coûté de la peine et des avances ; mais tout est couvert déjà par les produits à vendre. Lina a un peu de répit et chante comme un rossignol. Les marionnettes font florès tous les dimanches. Les six jènes gens (dont Planet) viennent toujours le samedi soir pour s’en aller le lundi matin. Ledit Planet n’est pas vaillant, malgré son activité et sa gaieté. J’espérais qu’il prendrait goût au Midi et irait