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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/326

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trop bien pour entendre l’orage, pas plus que les dianes de toutes ces villes de guerre. Juliette et Alice ne fermaient pas l’œil.

Tout le temps que nous avons été à découvert, il a fait un temps frais, doux, ravissant et par moments un beau soleil chaud. Le soleil tapait rude sur la montagne de Han ; mais, dans la grotte, c’était un bain de boue, j’ai été crottée jusque sur mon chapeau, tant les stalactites pleurent !


DCCIII

AU MÊME


Paris, 17 octobre 1869.


Ta Linette est arrivée à quatre heures et demie, en bonne santé et fraîche comme une rose. Je l’attendais avec Houdor à la gare, où elle a débarqué avec un bouquet de Nohant aussi frais qu’elle. Je l’ai menée à la maison ; puis nous avons été dîner chez Magny, où Plauchemar est venu nous rejoindre ; après, nous avons fait une partie de dominos et Titine est venue s’y joindre. J’ai causé de Nohant, de toi, de nos filles avec Cocote, qui s’est couchée à dix heures, très vaillante, mais en bonne disposition de dormir. Je vais en faire autant ; car je me suis levée à huit heures pour aller enterrer le pauvre Sainte-Beuve. Tout Paris était là, les lettres, les arts, les sciences, la jeu-