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que mon manuscrit ne sera lu que par vous, Duquesnel et une troisième personne, sûre, à votre choix ? et que, jusqu’à ce que nous soyons d’accord sur la réception de la pièce, personne au monde ne saura que j’ai une pièce entre vos mains. Si vous ne me donnez pas cette parole, je ne puis agir ; si vous me la donnez, je vous enverrai le manuscrit.

La pièce que je vous offre est de moi seule[1] ; elle n’a été lue qu’à mes enfants. Je n’en ai même dit un mot à qui que ce soit. S’il y a une indiscrétion, elle viendra donc de l’Odéon, et je vous demande le secret jusqu’à nouvel ordre.

Réponse tout de suite.
À vous de cœur.


DCLXXXV

À SON ALTESSE LE PRINCE NAPOLÉON (JÉRÔME),
À PARIS


Nohant, 17 décembre 1868.


Cher et illustre compère,

Merci encore pour moi, pour mes enfants et petits-enfants et pour tous nos amis, dont vous avez conquis les cœurs. Toute la journée, nous entendons : « Comme

  1. L’Autre.