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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/276

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aimer ça. Maurice l’a traité de bourgeois, et, pour arranger l’affaire, la petite Lina, qui est rageuse, a déclaré que son mari avait eu tort de dire un mot pareil, vu qu’il aurait dû dire imbécile. Voilà. Je me porte comme un Turc. Je t’aime et je t’embrasse.


DCLXXVI

À MADAME PAULINE VILLOT, À PARIS


Nohant, août 1868.


Merci, chère bonne cousine, pour l’amitié avec laquelle vous me jugez. Je ne mérite pas l’éloge, mais je mérite l’amitié ; oui, car je sais vous apprécier et vous aimer.

Mon cher monde va bien. Gabrielle prend un regard d’une expression très caressante. Lolo parle souvent de sa cousine Villot.

Elle n’oublie pas, mais elle persiste dans ses idées de propriété sur Fadet[1]. Elle est néanmoins très bonne et très aimante pour son âge, et, chaque jour, elle fait un progrès extraordinaire. Cela m’effraye bien un peu ; je n’ose penser à ce que je deviendrais s’il fallait encore perdre cet enfant-là ; toute ma philosophie échoue !

  1. Le chien légendaire de Nohant.