Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/256

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


mieux ! L’autre s’annonce comme la déesse de la tranquillité, mais gare aux premières dents.

Bonsoir, ma chère mignonne ; tendres baisers à Toto et à vous. Mille amitiés à Adam, qui n’est pas un homme ordinaire. Je n’ai pas besoin de vous dire que j’ai su l’apprécier. Bonté, raison, douceur et une exquise finesse, il a tout ce que j’aime et tout ce que j’estime dans le sexe à barbe. Guérissez-le vite et nous l’amenez le plus tôt possible.

Faites tous mes compliments aux personnes bienveillantes de votre entourage ; — et mon souvenir à vos gentils brigasques des deux sexes.


DCLXVIII

À MADAME LEBARBIER DE TINAN, À PARIS


Nohant, 26 mars 1868.

Je suis désolée, chère amie, de vous savoir toujours malade, forcée de lutter avec tout votre courage contre la souffrance, et, si quelque chose me rassure, c’est que vous aimez le travail. C’est une seconde âme qui nous remplace les forces fatiguées et qui nous sauve là où les médecins échouent.

Oui, je serais enchantée d’avoir mon charmant filleul[1]. Mais je n’ai pas osé l’inviter tout de suite, sans

  1. Maurice-Paul Albert.