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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/250

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le printemps ? Quand il fera trop chaud ici, il fera bon chez nous. Vous aviez promis avant la maladie. Il faudra tenir parole à vos vieux amis, qui vous aiment et qui sont bien heureux de vous voir sauvée.

G. SAND.

Respects et amitiés de Maurice.


DCLXV

À LA MÊME


Nohant, 15 mars 1868.


Chère fille,

Nous quittions Bruyères, près Cannes, le lendemain du jour où j’ai été en vain frapper deux fois à votre porte. Nous passions trois jours à Toulon, où nous avions donné rendez-vous à de vieux amis et nous ne nous pressions pas trop de revenir, Lina nous écrivant de ne pas nous inquiéter, qu’elle en avait encore pour un grand mois. Elle se trompait ! Comme nous étions en route pour Paris, elle mettait au monde une belle petite fille. En arrivant rue des Feuillantines, nous trouvons une lettre dictée par elle, où elle nous dit, tranquillement : « Je suis accouchée cette nuit et je me porte très bien. »

Sans déballer, nous repartons, et, nous voilà ici,