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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/237

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pour te dire : C’est moi. Ou tu as dit : « C’est un esprit frappeur ; qu’il aille au diable ! »

Est-ce que tu ne vas pas venir à Paris ? J’y passe du 15 au 20. J’y reste quelques jours seulement, et je me sauve à Cannes. Est-ce que tu y seras ? Dieu le veuille ! En somme, je me porte assez bien ; j’enrage contre toi, qui ne veux pas venir à Nohant ; je ne te le dis pas, parce que je ne sais pas faire de reproches. J’ai fait un tas de pattes de mouches sur du papier ; mes enfants sont toujours excellents et gentils pour moi dans toute l’acception du mot ; Aurore est un amour.

Nous avons ragé politique ; nous tâchons de n’y plus penser et d’avoir patience. Nous parlons de toi souvent, et nous t’aimons. Ton vieux troubadour surtout, qui t’embrasse de tout son cœur, et se rappelle au souvenir de ta bonne mère.

G. SAND.


DCLVIII

À M. CALAMATTA, À MILAN


Nohant, 21 décembre 1867.


Cher ami,

Je suis heureuse d’avoir enfin de tes nouvelles par toi-même. Tu as raison de vouloir fêter la petite par quelque friandise puisqu’elle mange pour deux. Elle