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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 5.djvu/121

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Une pointe sur Volvic et Auval est très belle à faire. Cela se pourrait faire dans un seul jour, en partant de Clermont et en y revenant le soir ; car le reste de la route sur la Châtre ne vous offrira plus que les dernières assises du massif d’Auvergne, de moins en moins accidentées.

Je crois que vous auriez profit de temps et de fatigue à revenir prendre à Clermont le chemin de fer pour Châteauroux. À Chateauroux, deux heures et demie de patache pour venir à Nohant.

Ah ! pourtant, il faudrait voir, à Clermont, Grave-noire. C’est tout près, et sur la route du mont Dore. Ne vous faites pas enterrer dans la pouzzolane en allant trop près des coupures vives ; mais voyez ça, vous saurez parfaitement ce que c’est qu’un volcan moderne. La fontaine incrustante est dans Clermont ; on peut voir ça. Le puy de la Pège est assez loin et ne vaut pas la course.

Ne gravissez pas le puy de Dôme : vous le verrez de reste en passant au pied et en le contournant pour aller à Pontgibault ou à Volvic. Il n’a pas d’intérêt botanique, et, si vous montez au Sancy, la vue est plus belle. Voyez, au mont Dore, la cascade de l’Écureuil.

Surtout voyez le champ de laves de Pontgibault, vous aurez vu les grands brûlés de l’île Bourbon et les terrains probables de la lune. Ce champ de laves n’a pas de nom et les gens du pays ne vous y conduisent pas, ils n’en connaissent, pas l’intérêt, ils vous mènent à une source glacée qui n’en a pas tant. Ces brûlés sont