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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 3.djvu/371

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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND

jeunesse à l’Odéon. C’est presque de l’opposition que d’oser mettre ces deux choses en parallèle.

À bientôt, chers amis ; mille et mille tendresses de tous les miens pour vous. Je vous embrasse de cœur.

GEORGE SAND.


CCCLXV

À M. SULLY-LÉVY, À PARIS


Nohant, juin 1853.


Merci, merci, mon cher enfant ! Vous êtes la providence du théâtre de Nohant, qui vous donne plus de peine qu’il ne vaut, mais qui vaudra grâce à vous. Encouragez bien notre ingénue et dites-lui qu’il n’y a pas de beaux esprits ici, mais de très bonnes gens, sans en excepter les romanciers.

Dans deux ou trois jours, je vous écrirai pour vous dire le jour et l’heure où ma voiture pourra se trouver à Châteauroux ; car les diligences ne correspondent plus avec l’arrivée des convois, et je ne peux pas disposer de mes moyens de transport pour une seule personne. Priez donc mademoiselle Bérengère d’être bien gentille et bien exacte au rendez-vous que nous lui donnerons ; car j’ai à cœur de ne pas la laisser attendre et s’ennuyer à Châteauroux ou s’embarquer pour Nohant