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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 3.djvu/295

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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND

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racheter ? Ah ! ce n’est pas ainsi que vous pardonnez, vous, à vos ennemis personnels, et je sais à présent que vous présenter comme tel un homme qu’on veut sauver, c’est assurer sa grâce. Mais je ne peux pas mentir, même pour cela, et, cette fois, je vous implore pour des hommes qui n’attendent de vous qu’une mesure d’équité et de haute protection contre vos ennemis et les leurs.

Veuillez agréer, prince, l’expression de mon respectueux attachement, et dites sur mon pauvre Berry une parole qui me permette d’y être écoutée quand j’y parlerai de vous selon mon cœur.

GEORGE SAND.


CCCXLVII

À M. JULES HETZEL, À PARIS


Paris, 20 février 1852.


Mon ami,

J’aime autant vous savoir là-bas qu’ici, malgré les embarras, si peu faits pour mon cerveau et ma santé, où votre absence peut me laisser. Ici rien ne tient à rien. Les grâces ou justices qu’on obtient, sont, pour la plupart du temps, non avenues, grâce à la résistance d’une réaction plus forte que le président, et aussi grâce à un désordre dont il n’est plus possible