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Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 3.djvu/177

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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND

vous avez du loisir et point de fatigue. Je ne veux pas d’un bonheur qui vous coûterait une heure de lassitude et de souffrance. Que vous m’écriviez ou non, je pense toujours à vous, je sais que vous m’aimez et je vous aime de même. Maurice et Borie vous embrassent fraternellement.

À vous de toute mon âme.
G. SAND.


CCCVII

À MADEMOISELLE H… L…


Nohant, octobre 1849.


Mademoiselle,

Si vous êtes pressée de savoir mon opinion, je suis tout à fait désolée ; car je vais être forcée de numéroter votre manuscrit au 153. C’est-à-dire que j’ai 153 manuscrits à lire, qui m’ont été envoyés depuis six mois par des personnes inconnues, et c’est ainsi tous les ans.

Comme je suis forcée de travailler pour remplir divers genres de devoirs, il m’est impossible de n’être pas affreusement en arrière. Mais, quand j’aurai lu ces 153 manuscrits, qu’en ferai-je ? Trouverai-je 153 éditeurs ? Trouverai-je place dans la Revue indépendante, seul journal dont je connaisse le directeur par-