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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/59

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naturalistes, habitués à surprendre ces phénomènes, arrivent-ils insensiblement à mettre l’instinct de la brute au-dessus de l’intelligence humaine.

Pour moi, j’avoue que cela me paraît jouer sur les mots. Il n’y a pas de brute dans le monde organique un peu développé. Tout instinct est une part plus ou moins restreinte de l’intelligence émanée du même principe divin. Cette intelligence, admirablement départie à chaque espèce dans la mesure de ses besoins, produit dans la pensée, dans l’activité, dans le langage de chacune, des résultats analogues