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Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/300

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tout entier, et que l’âme a une voix qui peut et doit passer par les lèvres. Il s’épuisa à chercher dans son cerveau le mot suprême qui devait résumer son affection pour Leucippe et sa reconnaissance pour Téléïa, et, fatigué de ne trouver que des définitions correspondantes à celles-ci : « Je te vois, je t’entends, je te suis, je t’appelle, » il s’endormit sous un arbre, et continua de chercher dans le rêve ce que la veille ne lui avait pas donné.

C’est alors qu’il entendit une voix lui